Pourquoi ce livre est-il
nettement
meilleur que les autres?? MAISON
Nous avons
écrit ce livre
parce que nous avons réalisé que les livres existants
n'étaient pas satisfaisants.
Nous allons préciser ici des défauts que nous avons
trouvés dans de nombreux livres de cours (en français
comme en anglais) et qui constituent pour nous des défauts
majeurs, car, ils empêchent le sujet d'être exposé
clairement et avec toute la simplicité qu'il
mérite. Il serait illusoire d'essayer d'établir une
liste de bons ou de mauvais ouvrages et notre but ici est
uniquement de montrer les points délicats et indiquer l'avantage
de notre présentation (raisonnement plus direct, formulation
plus précise ou tout simplement correcte). En règle
générale, nous avons essayé de fournir toutes les
étapes des dérivations et des calculs.
Pour ce faire, nous suivrons le plan développé dans notre
livre où les arguments correctes sont exposés, et nous
mentionnerons certaines des failles présentes dans d'autres
exposés.
Les variables thermodynamiques ne sont en général bien
définies que pour des systèmes à
l'équilibre. Fréquemment, nous considérons
des
transformations finies et obtenons les résultats qui dans
d'autres ouvrages ne sont présentés que sous forme
différentielle. Il nous semble que ces
résultats
sont plus facilement compris par les étudiants.
On a souvent l'impression que de nombreux auteurs se sont
inspirés de livres déjà existants et ont
paraphrasé ce qu'ils y ont lu sans véritablement
questionner la validité de leur lecture.
Nous ne prétendons cependant pas fournir une liste exhaustive
des erreurs contenues dans les nombreux livres existants ni
révolutionner la thermodynamique.
Finalement, il nous a semblé judicieux de fournir un ensemble de
problèmes avec leurs corrections détaillées, ce
qui permet à l'étudiant d'appréhender l'approche
thermodynamique des problèmes.
Chapitre
1
Définitions
Nous avons
précisé les
interactions possibles entre les
systèmes thermodynamiques et leur environnement pour amener
d'emblée la distinction entre un système ouvert, un
système fermé (adiabatique ou non) et un système
isolé. Nous verrons que la notion de système
fermé adiabatique est
primordiale pour l'énoncé du
deuxième principe.
Chapitre
2
Travail
Il est très important de
comprendre que le contenu
énergétique d'un système peut être
affecté par le travail des forces extérieures au
système.
Chapitre
3
Premier principe de la thermodynamique
Ce principe formalise la
conservation
de l'énergie. La variation
d'énergie interne d'un système lors d'une transformation
est la somme de la quantité de chaleur et du travail sous toutes
ses formes reçus par le système. On suppose la
plupart du temps que le seul travail que l'on considère est le
travail de pression.
Chapitre
4
Deuxième principe de la thermodynamique
C'est ici que les difficultés
commencent avec la plupart des ouvrages de cours (pas tous).
L'énoncé très répandu est
"L'entropie d'un système isolé ne peut pas
décroître". Cette affirmation n'est pas fausse, mais
elle ne constitue pas un énoncé satisfaisant du second
principe de la thermodynamique. Elle représente une
restriction inutile et erronée qui d'ailleurs empêche
d'obtenir les
résultats indispensables qui sont par ailleurs si souvent
utilisés.
Un système isolé est un système qui ne peut
échanger ni matière ni chaleur ni travail. Or il
est essentiel de comprendre comment on peut obtenir des informations
sur les systèmes qui cèdent ou reçoivent du
travail.
Nous avons choisi d'énoncer une première forme du
deuxième principe connue sous le nom de principe de Kelvin,
accepté par tous.
À
l’aide d’un système qui subit une transformation cyclique, il
est impossible de recueillir un travail utile si, globalement, il n’y a
échange de chaleur qu’avec au plus un seul thermostat.
Selon la convention usuelle utilisée pratiquement dans tous les
ouvrages (sauf dans des livres anciens), une énergie (travail ou
chaleur)
reçue par un système est positive et une énergie
cédée par un système est négative.
Le principe de Kelvin peut donc mathématiquement s'écrire:
w ≥0 et q ≤0 système
échangeant de la chaleur avec un
thermostat. (L'égalité correspond à un processus
réversible. )
On peut démontrer avec cet énoncé qu'une forme
équivalente mais plus riche du deuxième principe est
Dans un
système fermé adiabatique, un processus
irréversible (donc spontané) implique un accroissement de
l'entropie du système.
Cet énoncé diffère de la forme trop
fréquemment rencontrée par le fait qu'un système
fermé adiabatique peut recevoir ou fournir du travail, ce qui
n'est pas le cas d'un système isolé.
Considérons un moteur fonctionnant en échangeant de la
chaleur avec deux thermostats. On montre que la variation
d'entropie du système global (fermé adiabatique)
constitué par le moteur et les thermostats est positive.
Une telle
démonstration
n'est pas possible avec l'énoncé concernant un
système isolé.
On a examiné quelques systèmes simples pour montrer que,
lors d'un processus irréversible, l'entropie d'un système
fermé adiabatique (souvent composé de plusieurs sous
systèmes dont les thermostats) augmente.
On montre que l'entropie est une fonction d'état, que la chaleur
passe d'un corps chaud à un corps froid, que le rendement des
moteurs est toujours inférieur à 1 et qu'une pompe
à chaleur est un système de chauffage avantageux.
Chapitre
5
Fonctions auxiliaires: Enthalpie, Enthalpie libre (Fonction de Gibbs),
Energie libre (Fonction de Helmholtz)
On y définit
les fonctions thermodynamiques usuelles. On montre que lors d'une
transformation à pressions extérieure constante,
égale à la pression du système au début et
à la fin de la transformation (transformation monobare), la
variation de l'enthalpie correspond à la quantité de
chaleur reçue par le système.En général,
seule une transformation isobare (réversible) est
considérée, transformation où la pression du
système est toujours égale à la pression du
système pendant toute la transformation.Les expressions des
différentielles des diverses fonctions thermodynamiques pour les
systèmes ouverts sont développées ainsi que
diverses relations (Maxwell).
Les significations physiques de la fonction de Helmholtz et de la
fonction de Gibbs sont établies pour des transformations finies
et pour des transformations infinitésimales. On voit
comment ces fonctions peuvent, dans certains cas bien
détermninés, être
utilisées pour déterminer l'état
d'équilibre d'un système et surtout quelles sont les
hypothèses qui doivent être vérifiées.
Chapitre 6
Mélanges et espèces chimiques pures : grandeurs molaires
partielles et grandeurs molaires
Nous montrons les
propriétés
mathématiques des grandeurs extensives et intensives et comment
elles sont reliées. On arrive à en déduire les expressions
explicites des fonctions
thermodynamiques pour les
systèmes ouverts ou
réactifs. Ceci résulte en l'établissement de
la relation de Gibbs-Duhem et montre également l'utilité
et la genèse des variables molaires partielles. On
comprend comment les mesurer. Enfin et tout naturellement, on voit que,
pour les espèces chimiques pures, on peut définir des
grandeurs molaires.
Chapitre 7
Thermodynamique des gaz
Avec les outils
développés jusqu'ici, on
peut maintenant étudier la thermodynamique des gaz et obtenir
l'expression du potentiel chimique d'un gaz parfait pur. On peut
ensuite obtenir l'expression du potentiel
chimique d'un gaz parfait dans un mélange. Cette
expression est pratiquement toujours parachutée sans aucune
justification. Ces expressions permettent de
développer les outils nécessaires à
l'étude des gaz réels purs en offrant une description
quantitative avec en particulier les grandeurs d'excès.
Chapitre 8
Systèmes à plusieurs phases sans réactions
chimiques
On montre que les
expressions développées
pour les systèmes à une phase sont valables pour des
systèmes à plusieurs phases (rarement
présenté). On montre également
qu'à
l'équilibre, le potentiel chimique d'une espèce chimique
est le même dans toutes les phases (rarement
justifié). On y examine comment un transfert
spontané de matière peut prendre place pour qu'un
système parvienne à l'équilibre. On y
établit la fameuse
règle des phases de Gibbs, les
propriétés des diagrammes d'équilibre et
l'existence du point critique. Diagrammes de phases
typiques. L'un des problèmes concerne l'évaporation
spontanée d'un liquide dans un ballon vide. Un grand
nombre de bêtises ont été publiées à
propos de ce problème.
Chapitre 9
Energétique des réactions
On a enfin les outils
nécessaires pour se préoccuper de
systèmes où des réactions chimiques peuvent se
produire. On définit l'avancemnt d'une
réaction
et ses valeurs limites, les variables de réaction de
façon très générale et avec application
à l'enthalpie libre (énergie de Gibbs de
réaction), l'enthalpie de réaction et l'entropie de
raéction. On y trouve l'effet de la température sur
ces variables. On arrive enfin a définir les variables
standard de réaction puis les variables standard de formation et
leur utilisation. On y trouve enfin la loi de Hess et des
applications illustrant la transformation de l'énergie chimique
en travail, avec des exemples de piles et d'accumulateurs.
La pression standard est
maintenant
le bar et il convient de voir
l'effet de ce choix sur les tables de données
thermodynamiques.
Chapitre 10
Equilibres chimiques
On y établit de
façon
rigoureuse et claire la loi
d'action de masse pour les systèmes gazeux et les
systèmes hétérogènes isothermes et
isobares. On y découvre comment on peut obtenir le nombre
de réactions indépendantes d'un système
chimique. On y démontre la règle des phases pour
les systèmes où des réactions chimiques peuvent se
produire. On obtient l'équation de van't Hoff qui donne
l'effet de la température sur les constantes d'équilibre.
On démontre et illustre
le
principe de Le Châtelier.
Des problèmes sont aussi proposés qui donnent des évaluations quantitatives
de ce principe.
On analyse en détail
quantitativement à partir de la
règle des phases et de données thermodynamiques le
problème de la réduction des oxydes de fer par le
monoxyde de carbone et l'hydrogène. Cet exemple est
extrêmement pédagogique.
On démontre que la loi
d'action de masse est applicable à
toutes les conditions expérimentales usuelles. Les
conditions examinées sont:
systèmes
monothermes
monobares
systèmes
monothermes
isochores
systèmes
monobares
adiabatiques
systèmes
isochores
adiabatiques (isolés)
La détermination de
l'état d'équilibre requiert
souvent des équations additionnelles.
Chapitre 11
Solutions parfaites et idéales
Après avoir
justifié
l'expression du potentiel chimique
d'une espèce en solution, on y présente les diagrammes
des systèmes binaires. Les propriétés de
mélange sont évaluées. On y trouve l'effet de
divers paramètres, d'un soluté sur la température
de congélation ou d'ébullition. On évalue
également la pression osmotique des solutions.
Chapitre 12
Solutions non idéales
Nous préférons cette dénomination à
solutions réelles, car certaines solutions réelles sont
idéales. On montre que les grandeurs molaires partielles
volume et enthalpie contiennent des informations concernant la
variation des coefficients d'activité. On obtient
également les méthodes d'évaluation des grandeurs
d'excès ainsi que des relations qui relient certaines d'entre
elles. On a fait particulièrement attention à
donner une description détaillée des divers états
standard et conventions utilisés pour les coefficients
d'activité. Nous donnons une courte description des
solutions électrolytiques, laissant le soin aux
électrochimistes de développer cette partie.
Chapitre 13 Thermodynamique statistique
Nous avons essayé de
développer une approche intuitive de cette description tout en
nous limitant aux systèmes de particules sans
interactions. Les statistiques les plus fréquemment
rencontrées sont présentées :Boltzmann,
Bose-Einstein, Fermi-Dirac et Boltzmann corrigée. La
signification des multiplicateurs de Lagrange est
démontrée en comparant les résultats obtenus avec
ceux de la thermodynamique classique. Il est presque
impossible de trouver une justification convaincante de cette
signification. On a traité outre l'ensemble
microcanonique, l'ensemble canonique. Là encore la
signification du multiplicateur de Lagrange ß est
démontrée avec simplicité. On
présente les théories de la capacité calorifique
d'un cristal d'après Einstein et Debye. On
présente enfin le troisième principe de la
thermodynamique et les raisons qui conduisent au choix voulu pour
définir de façon absolue les entropies. Des
problèmes d'application permettent d'obtenir une
compréhension plus profonde de cette approche statistique et de
ses applications.
Appendice
On y
présente les transformations de Legendre et la théorie
des multiplicateurs de Lagrange.
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Modifié le 16
Décembre
2006
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